Santé

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LA RÉHABILITATION DU DISPENSAIRE DE SIENE

Il n’était pas possible d’envisager de travailler sur un projet de ferme sans mettre en place un volet santé.

Par ailleurs différents personnels de la santé, salariés ou indépendants, nous faisaient part en France des quantités de matériel jetées ou inutilisées ici.

Dans le projet initial nous avions pensé construire notre propre dispensaire sur la zone mais dans nos recherches de terrain nous avons découvert, proche du siège social de Tombouctou héritage, un dispensaire qui tombait en ruines. Pourtant une équipe malienne de volontaires infirmiers se relayait sur place tous les jours et, avec les moyens du bord, et continuait à soigner les habitants des villages alentour.

Après une visite de l’ensemble des bâtiments (maternité, salle de consultation, salle de repos…), nous décidons en remplacement de notre projet de construction de dispensaire, de réhabiliter celui-ci.

Pour ce faire, plusieurs démarches étaient nécessaires : convaincre les habitants et les responsables locaux du bien-fondé de notre action, évaluer les travaux nécessaires et les besoins sur place. Pour cela notre chef de projet, Ibrahim Kone, a organisé une réunion avec les anciens du village, tous les responsables soignants et infirmiers bénévoles et le voisinage.

Puisque nous avions beaucoup travaillé avec Ibrahim à la mise en place de chantiers similaires dans différents pays, nous avons décidé de monter un chantier franco-malien pour réaliser les travaux de réaménagement du dispensaire de Siene. Au vu du travail à accomplir, 12 bénévoles français sont les bienvenus dès le mois de janvier 2020 pour participer aux travaux.

Nous avons demandé au chef du village et aux anciens présents, lors de la réunion, de nous donner l’autorisation d’organiser ce chantier et de mettre à notre disposition l’école du village pour loger nos volontaires pendant l’hiver. L’accord et l’enthousiasme général de l’ensemble des habitants a été une grande source de motivation.

Aujourd’hui nous sommes dans la recherche des bénévoles pour janvier 2020. Les personnes disponibles seront sur place pendant trois semaines pour peindre, mastiquer, bêcher la terre…Le budget de peinture et de matériel de départ sera reparti sur les participations des volontaires. Les populations maliennes s’investiront pour accompagner les travaux et enseigner aux volontaires les pratiques de médecine traditionnelle. Un certain nombre d’activités permettront les échanges de savoirs et les rencontres.

Nous avons proposé, par ailleurs, de remettre en service le jardin du dispensaire, notamment en y faisant pousser des plantes médicinales pour le traitement de différentes maladies et c’est à cette occasion que nous avons pu parler avec les populations de l’Artemisia.

LA MAISON DE L’ARTEMISIA

En décembre 2018 j’effectue un voyage à Paris pour commencer à tisser des partenariats de personnes en rapport avec le Mali et qui effectuent une passerelle significative avec la France de par leurs activités.

À cette occasion je fais la connaissance du Docteur Lucile Cornet Vernet. Cette femme est la fondatrice de la maison de l’Artemisia qui doit son nom à une plante qui soigne le paludisme efficacement à 97 %. Moi qui ait longuement voyagé en Afrique de l’Ouest, je connais les ravages du paludisme sur les populations.

Par ailleurs différents personnels de la santé, salariés ou indépendants, nous faisaient part en France des quantités de matériel jetées ou inutilisées ici.

Dans le projet initial nous avions pensé construire notre propre dispensaire sur la zone mais dans nos recherches de terrain nous avons découvert, proche du siège social de Tombouctou héritage, un dispensaire qui tombait en ruines. Pourtant une équipe malienne de volontaires infirmiers se relayait sur place tous les jours et, avec les moyens du bord, et continuait à soigner les habitants des villages alentour.

Lucile explique que sa structure s’évertue à promouvoir la diffusion de l’Artemisia dans tous les pays touchés par la maladie. Elle s’efforce de passer par des voix institutionnelles de façon à ce que la plante soit reconnue officiellement dans les pays concernés, qu’il y ait un service de qualité de sa production et que ce soit véritablement utile aux populations.

Grâce à cette rencontre, je suis partie au Mali avec les graines d’Artemisia. Un membre de notre équipe malienne touché par le projet nous a fait don d’un terrain pour sa culture.

Oumar Diabaté et l’IER ont installé des pépinières d’artemisia pour nous dans leur ferme en attendant que nos terrains soient prêts. Nous sommes aussi allés à la rencontre des autorités maliennes pour accompagner la diffusion d’Artemisia.

Nous travaillerons à la diffusion de l’Artemisia et des plantes médicinales concomitamment à la diffusion de la médecine allopathique.