Maison Artemisia Mali

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DES PARTENARIATS À L’ORIGINE DE LA MAISON ARTEMISIA MALI

DÉCEMBRE 2018

Alors que je m’apprête à faire un voyage d’étude de terrain au Mali avec la première équipe française de Tombouctou héritage, je fais la connaissance du docteur Lucile Cornet-Vernet et je découvre l’artemisia.

Elle me parle rapidement des vertus de la plante qui guérit le paludisme et de son combat pour la propager dans tous les pays atteints par ce fléau. Elle me tend un sachet de graines, un petit sachet et elle me dit : « Voilà des graines pour le Mali, fais-y attention, il y a plusieurs hectares dans le sachet… ».

JANVIER 2019

J’arrive à Bamako, je fais la rencontre de différents partenaires potentiels pour la mise en place d’une ferme agro-écologique mais aussi pour pouvoir commencer la culture de l’artemisia.

Sur ma route je découvre un dispensaire en mauvais état avec une équipe médicale de bénévoles extrêmement motivée et présente malgré le peu de moyens et qui s’astreignent à gérer « toutes les situations » pour reprendre leurs mots.

Quand je leur parle d’artemisia, ils sont emballés pour nous suivre dans le projet et nous proposent de nous mettre à disposition les terrains du dispensaire pour nos plantations. Dans le même temps je rencontre le docteur Gamby, une femme de valeur, entomologiste de formation, qui dirige l’IER (l’institut d’études rurales) et qui met ses connaissances et celles de son équipe à notre disposition.

Le dispensaire de Banco est implanté sur une zone qui dessert 16 villages. Les chefs du village adhèrent eux aussi à notre projet.

C’est cette synergie exceptionnelle qui sera à l’origine du volet santé-artemisia de Tombouctou héritage

ÉTAPE APRÈS ÉTAPE

Février 2019

Nous laissons nos graines au docteur Gamby et à son équipe pour qu’elles soient mises en pépinières

12 mars 2019

50 pieds et 25 doses de tisanes curatives distribués par l’IER

Notre équipe malienne référente dirigée par Ibrahim Kone, avec en appui Souleymane Kone et Amadou Keita, encadre la coordination générale des différents acteurs, élabore un suivi de formations avec l’IER et déploie une sensibilisation à l’artemisia dans les 16 villages desservis par le dispensaire.

Vingt-cinq doses de tisane curative sont distribuées aux populations de façon très précise et les témoignages des malades sont récoltés après leur guérison de manière à évaluer l’efficacité du produit.

Nous plantons aussi des plantes témoin au siège social de Tombouctou héritage.

25 mai 2019

500 pieds d’artemisia au complet sur 600m2

Le dispensaire doit recevoir un certain nombre d’aménagements pour que le lot complet de 500 pieds d’Artemisia que nous souhaitons produire soit installé.

Avec l’appui de la maison Artemisia France, des soutiens privés ainsi que grâce aux deux représentations du spectacle la traversée, monté en l’honneur du projet par Karine Dufaut, nous récoltons les fonds nécessaires pour réhabiliter deux puits d’arrosage et pour créer une fontaine d’eau potable. Ces financements nous permettent aussi de clôturer les champs correctement et d’installer des ombrières.

12 juin 2019

Terrain supplémentaire de 900m2 mis à disposition par le dispensaire

Devant le succès de l’opération, le dispensaire de Banco-Siene nous annonce mettre à notre disposition 900mètres carré de terrain supplémentaire pour construire une unité de transformation de la plante à la tisane curative.

Pendant ce temps, sur place, Ibrahim Kone a créé un comité d’entretien de la plante artemisia. Ce comité rassemble l’équipe de Tombouctou héritage, le personnel du dispensaire, et les villageois.
Il a mis en œuvre des formations pour expliquer les vertus de l’artemisia et que l’équipe de Tombouctou héritage puisse délivrer ce savoir aux populations des 16 villages concernés.

L’IER a dépêché sur place certains membres de leur équipe pour encadrer La prise en charge technique de la plante, du composte à la lutte contre les insectes en utilisant d’autres plantes.

27 juin 2019

Création d’une pépinière artemisia et plantes médicinales

Le 27 juin 2019 une pépinière est créée à l’endroit du dispensaire, elle contiendra des graines Artemisia mais aussi d’autres plantes de médecine traditionnelle car le Docteur Gamby nous aide à élargir notre maison artemisia à la culture d’autres plantes médicinales de manière à en faire un véritable centre de médecine traditionnelle.

Aujourd’hui nous 50 premiers pieds sont sur le point de donner des graines pour continuer la culture d’artemisia.
Des formations massives sont prévues par l’IER pour accompagner les bonnes pratiques de culture artemisia.
Nous cherchons les financements pour construire l’unité de transformation de la plante en tisane curative.

À bientôt pour la suite et nous vous espérons nombreux et à nous aider sur ce projet !

Merci

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J’adresse un grand merci à ceux qui soutiennent le projet. Merci à ceux qui sont là depuis le début et aux autres qui nous rejoignent.

MERCI

Merci aux dons financiers qui nous permettent de mettre en place les projets : réhabiliter les puits, clôturer l’espace, dont nous avons besoin pour cultiver nos 600 m² d’Artemisia, entretenir notre jardin médicinal de Banco, effectuer nos déplacements entre les différents points. Je donne leur nom ici : Kheira Benyoucef, Fatiha Bellakhdar, Karine Dufaut, Guillaume Moiton, Karyne Bour, Thibault Musa, Fatah Boudia, Hanane Bennani, Patrick Pibre, Sophie Harvey, Samuel Wornom, Solène Bresciani, Maison Artemisia France.
Sans leur aide concrète tout ce qui est en train d’arriver ne serait pas possible.

MERCI

Merci à l’IER, l’institut d’études rurales dirigée par le docteur Gamby à Bamako et à son équipe qui ont fait germer les pieds d’artemisia dont nous avions besoin. Merci pour leur accompagnement permanent, leurs conseils et leurs disponibilités. Merci pour cette collaboration riche et prometteuse.

MERCI

Merci au dispensaire de Banco-Sienne qui a rendu accessible ses terrains et qui a cru en notre projet. Merci aux populations des 16 villages concernés de nous avoir fait confiance, d’avoir testé les tisanes d’Artemisia et de nous suivre avec enthousiasme après les retours positifs des malades qui ont guéri.

MERCI

Merci à notre équipe malienne débordante d’ingéniosité, de motivation, d’idées, toujours en mouvements, toujours en apprentissage, toujours efficace : Ibrahim Kone, Souleymane Kone, Amadou Keita, Gaoussou Kone.

MERCI

Merci au Docteur Lucile Cornet Vernet pour sa foi, sa simplicité et son courage. Elle est un bel exemple qu’on peut concrètement agir pour une action au service de tous.

MERCI

Merci à tous ceux qui se sont investis à leur manière et avec leurs compétences : Thibault Musa pour le site internet, Guillaume Moiton pour les vidéos, Jacques Chambon pour l’écriture du spectacle, Brigitte Chambon-Jouffre pour le jeu, Amadou Keita pour les voix off, Véronique Billioud pour les visuels, Samba pour la musique, Mikael Gorce pour la création lumière.

MERCI

Un grand remerciement à Karine Dufaut qui a mis en scène le spectacle ” La Traversée “, qui a porté le projet sur tous les fronts, qui coordonne la logistique et accompagne de toute sa foi et sa présence Tombouctou Héritage ! Bravo !

MERCI

Merci à ceux qui nous donnent de l’espace : Béatrice Chevalier qui a ouvert sa maison pour accueillir nos réunions, Célina, Manon Michel, Carole Caruso, Olivier, Marc Sagnier, Maud Lussan, Hugues Ducat, Nathalie Lepingle, Gaël Tavernier, Chérif, Benjamin Lopez, Coco, Valérie, Véronique et Thierry Esmilaire qui diffusent le projet dans leurs réseaux respectifs et nous font bénéficier de leurs conseils et de leur aide sur tous les plans.

MERCI

Merci à Constant Hamès, Docteur en anthropologie, spécialiste du monde musulman qui a bien voulu m’accueillir et me transmettre son travail très inspirant pour notre projet.

MERCI

Merci à Jérémie Hercberg qui nous propose son merveilleux restaurant, la Monstrueuse, à Saint Paul (8 rue Juiverie) pour nos rencontres. Au-delà de nous offrir la possibilité de manger une délicieuse cuisine cet espace alambiqué et conviviale, est un point cardinal dans la ville de Lyon !

MERCI

Merci à ceux qui nous ont mis en valeur ou qui nous ont invité à faire découvrir Tombouctou héritage dans leurs projets et structures : Anne Prost, dans ses soirées ABC, François Tantôt qui accueille le spectacle “La Traversée” dans sa compagnie les Babilleurs, la mairie du 4ème qui nous a offert une résidence, la mairie du 7ème à travers la rencontre des 7elles, la salle Jeannette Radis du théâtre de Craponne, les journées culturelles maliennes de Lyon, Jacques Blancher qui nous accueille dans son livre d’exposition de la Grande Motte, les dialogues en humanité du parc de la tête d’or, le rotaract, le lycée Cuzin de Cuire, la Maison Artemisia, Abdoul Diallo, journaliste malien…

MERCI

Merci à tous ceux qui ont diffusé et relayé le projet sur Facebook et qui continuent à le faire!

MERCI

Merci à Buridane d’envisager avec nous une collaboration de lumière…

MERCI

Merci au Burkina Faso, au Sénégal et au Mali, ces trois pays qui ont façonné mon cœur avec les valeurs qui les habitent. J’ai découvert en vivant là-bas que si les populations ont toujours le sourire ce n’est pas un don mais le résultat d’un travail de rigueur, de domestication du cœur, de prière et de dépassement de soi-même que nous avons malheureusement bien souvent perdu ici.

Tombouctou Héritage est un remerciement à tous ceux qui voient le monde avec leur cœur et prennent soin de la vie ; en ce sens là, Tombouctou Héritage, avant d’être un projet, est un hommage à une façon de vivre dans la reconnaissance et la paix.

Nous vous attendons nombreux pour la suite de notre projet et nous continuons plus que jamais!

MERCI

Maguelone

La Traversée

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Bravo à l’équipe fantastique : Jacques Chambon à l’écriture, Brigitte Chambon-Jouffre au jeu, Amadou Keita pour les voix off écrites par moi-même, Samba à la musique, Mikael Gorce aux lumières et surtout Karine Dufaut à la mise en scène! Merci à François Tantot de nous accueillir dans sa compagnie !

Merci à ceux qui ont déjà répondu présent et nous programment !

Génese : le spectacle tiré d’une idée originale de Karine Dufaut est né en même temps que se sont assises les bases tangibles de Tombouctou héritage.

Ce spectacle, comme le projet global de l’association, est un véritable hommage à une culture qui privilégie les valeurs humaines, la solidarité et la bonté.

Après une résidence de création à la salle Antonin Artaud de la mairie du 4ème à la mi-mars, nous vous invitons à découvrir la première le mardi 28 mai à 20h30 à la salle Jeannette Radis de Craponne.

Tous les fonds seront reversés au projet Tombouctou Héritage.

La pièce sera ensuite jouée le samedi 8 juin durant les journées culturelles de l’association malienne de Lyon.

Au plaisir de vous retrouver durant ces dates ! On vous annonce la suite bientôt !

Maguelone.

Camp-chantier 2020

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Le projet Tombouctou héritage est un projet global qui part du principe que la santé est une, que valoriser la terre et l’élevage participent de l’équilibre général de l’humain.

À travers différentes étapes, le projet s’attache à mettre en place une ferme agroécologique et à réhabiliter un dispensaire existant sur la même zone. Par ailleurs la culture de l’Artemisia qui soigne efficacement le paludisme à 97 % est une dominante du projet global.

Le dispensaire a la capacité de desservir 16 villages éloignés de 30 km de toute pharmacie. Difficilement maintenu par les populations locales (10 infirmiers bénévoles maliens s’y relaient presque sans médicament) le dispensaire nécessite d’être remis en état rapidement pour assurer les naissances et les consultations diverses.

Un voyage en janvier 2019 nous a permis de sceller un partenariat fort avec les équipes locales. En recensant les besoins et en prenant garde de ne pas perturber l’écosystème économique local nos premiers camp-chantier de janvier 2020 serviront à rénover le bâtiment et l’espace maraîchage du dispensaire en remettant en service le jardin médicinal et en installant la culture de l’artemisia.

PROGRAMME

Pour que le travail de réhabilitation soit complet deux chantiers seront nécessaires.

  • Camp-chantier 1 : du 8 au 25 janvier 2020.
  • Camp-chantier 2 : à définir.

17 BÉNÉVOLES

Les deux chantiers comprendront chacun 17 bénévoles, 12 européens, 5 Maliens. Par ailleurs la population locale sur place est au service du projet. Les villageois proposent d’accueillir les bénévoles chez eux durant les week-ends pour qu’ils partagent la vie de famille.

LA JOURNÉE

Les journées sont réparties entre des matinées de travail et des après-midi de découvertes des plantes locales et de la médecine traditionnelle, des jeux collectifs avec les enfants du village. La fin de journée est dédiée aux échanges sur les rencontres de culture.

OUVERT À TOUS

Les chantiers sont ouverts à des familles, à des jeunes, à des actifs, à des retraités, à des scouts… A toute personne motivée et désireuse de mettre son énergie au profit du bien collectif.

Toutes les infos nécessaires sont disponibles sur le formulaire.

N’hésitez pas à nous contacter si vous aviez des questions !

Henri Barande’s Saatchi Gallery exhibition monograph

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To mark the first UK show of artist Henri Barande, graphic designer Christoph Stolberg and German studio Schultzschultz have created Henri Barande.

Most times, ideacide happens without us even realizing it. A possible off-the-wall idea or solution appears like a blip and disappears without us even realizing. As a result, some of our best stuff is suppressed before even getting out into the world. Whether it’s because we’re too critical or because we recoil at the impending pain of change, the disruption of normalcy, self-censoring arises out of fear. Welsh novelist Sarah Waters sums it up eloquently: “Midway through writing a novel, I have regularly experienced moments of bowel-curdling terror, as I contemplate the drivel on the screen before me and see beyond it, in quick succession, the derisive reviews, the friends’ embarrassment, the failing career, the dwindling income, the repossessed house, the divorce…”
We know self-censoring by many names. Carl Jung called it our “inner critic.” Michael Ray and Rochelle Myers called it the “voice of judgment” in their classic book, Creativity in Business, based on a popular course they co-taught at Stanford University Graduate Business School. Novelist and screenwriter Steven Pressfield called it “Resistance,” writing that it is “the most toxic force on the planet” and that it is “a monster.”

 

 

One touch of a red-hot stove is usually all we need to avoid that kind of discomfort in the future. The same is true as we experience the emotional sensation of stress from our first instances of social rejection or ridicule. We quickly learn to fear and thus automatically avoid potentially stressful situations of all kinds, including the most common of all: making mistakes. Researchers Robert Reinhart and Geoffrey Woodman of Vanderbilt University refer to this phenomenon as the “Oops! Response,” which is the product of the adrenaline-fueled, threat-protection system in our brain that not only governs our fight-flight-surrender response, but that also enables us to learn from our mistakes. This response is important for our ability to learn from mistakes, but it also gives rise to self-criticism, because it is part of the threat-protection system. In other words, what keeps us safe can go too far, and keep us too safe. In fact, it can trigger self-censoring.

This response is important for our ability to learn from mistakes, but it also gives rise to self-criticism, because it is part of the threat-protection system. In other words, what keeps us safe can go too far, and keep us too safe. In fact, it can trigger self-censoring.

Our greatest weakness lies in giving up. The most certain way to succeed is always to try just one more time.

That immediately brought to mind one of my fondest memories, involving my daughter when she was just a toddler of one: taking her with me on the short walk to check the mail. I live in a small enclave of homes in which all the mailboxes are together in a central location, less than a minute’s walk from my front door…when I walk alone, that is. When I would take my daughter with me it was easily 20 minutes. Everything along the way, to and from, fascinated her: every pebble, ant, stick, leaf, blade of grass, and crack in the sidewalk was something to be picked up, looked at, tasted, smelled, and shaken. Everything was interesting to her. She knew nothing. I knew everything…been there, done that. She was in the moment, I was in the past. She was mindful. I was mindless.

Defaulting to Mindfulness: The Third Person Effect

Part of the answer is something psychologists refer to it as self-distancing, a term coined by researchers Ethan Kross and Ozlem Ayduk. What spurred Ethan Kross to investigate the concept in the first place was an act of mindlessness: He accidentally ran a red light. He scolded himself by saying out loud, “Ethan, you idiot!” Referring to himself in the third person made him wonder if there might be something more to this quirk of speech, and if it might represent a method for changing one’s perspective.

The short answer is yes. According to Kross, when you think of yourself as another person, it allows you give yourself more objective, helpful feedback.

Both of these assumptions, of course, could be entirely false. Self-censoring is firmly rooted in our experiences with mistakes in the past and not the present. The brain messages arising from those experiences can be deceptive. And if what our censoring self thinks it “knows” may in fact not be true, then automatically accepting it as some sort of inert truth is indeed mindless and self-defeating. Langer agrees: “When you think ‘I know’ and ‘it is,’ you have the illusion of knowing, the illusion of certainty, and then you’re mindless.” Langer argues that we must learn to look at the world in a more conditional way, versus an absolute way. Understanding that the way we are looking at things is merely one among many different ways of looking at them requires us to embrace uncertainty.